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Noël dans la tristessede Richard WurmbrandChers amis, « Ses frères n’ont pas cru en Lui » Certains pensent que la vierge Marie, ayant conçu sans péché, n’a pas souffert des douleurs de l’enfantement. Mais elle a certainement souffert de la plus grande douleur de toutes. Elle savait qu’elle donnait naissance à l’ « homme de douleur, habitué à la souffrance » annoncé par Essaie (53 :3). Juive fidèle, elle connaissait les prophètes : qu’Il serait rejeté par son peuple, flagellé et crucifié. Et c’est ce qui arriva. Même ses frères n’ont pas cru en Lui et, par suite, en elle non plus. Ceux qui lui étaient le plus proches et le plus chers disaient : « Il est hors de sens. » (Marc 3 :21.) Personne de sa famille n’était avec elle quand elle se tenait en pleurant au pied de la croix. Elle avait aussi été seule pour célébrer sa naissance. Votre maison sera sauvéeBeaucoup d’entre vous seront seuls aussi ce Noël, même au milieu de beaucoup de monde et de l’agitation de la fête. Beaucoup ont des familles non-croyantes. Certains sont rejetés par leurs parents, abandonnés par leur femme ou en conflit avec leurs enfants. Pour ceux qui pleurent en ce Noël, j’ai une excellente nouvelle : « Tu seras sauvé, toi et ta familleé » (Actes 16 :31.) Gardez dans votre coeur tous ceux qui vous ont abandonné et ils seront au paradis avec vous. Un petit garçon de 4 ans a dit un jour : « Dieu a des yeux bleus. » Quand on lui demanda comment il le savait, il a répondu : « Je suis fait à l’image de Dieu et mes yeux sont bleus. » Dieu aime nos parents, notre femme et nos enfants qui n’ont foi ni en Lui ni en nous. Comment je le sais? Je les aime et je suis fait à Son image! Je leur souhaite d’être avec moi au paradis, Dieu le souhaite donc aussi. Je n’ai aucune bonne pensée qu’Il ne partage aussi. Et ce qu’Il veut, Il le réalise. Confiez-Lui, même sur votre lit de mort, ceux qui vous préoccupent beaucoup. Il est écrit : « Après la mort d’Abraham, Dieu bénit son fils Isaac. » (Genèse 25 :11). Vos bien-aimés ne peuvent pas échapper à la bénédiction que vous leur apportez en étant fidèles. La valeur des larmesEn Afrique du Nord au 14e siècle, une sainte du nom de Monique avait un fils dissolu. Il vivait dans le péché et avait rejeté les idées religieuses. Elle pleura beaucoup quand il la quitta pour aller en Italie. Un évêque lui dit : « Ayez confiance, le fils de tant de larmes ne peut être perdu. » Le nom de ce fils était Augustin. Il devint un des principaux professeurs de l’histoire du christianisme. Par une veille de Noël solitaire, loin de vos bien-aimés, physiquement ou spirituellement, ne vous plaignez pas, ne parlez pas beaucoup, pleurez seulement devant Dieu. Si toutes les portes du ciel sont fermées, il reste toujours la porte des larmes. Fusillé pour un baptêmeDe nombreux chrétiens croient au baptême des petits enfants, d’autres au baptême des convertis, mais tous seront touchés par le fait suivant qui s’est passé en Albanie quand il y régnait une violente persécution contre les chrétiens. Une chrétienne qui attendait un enfant quand elle fut arrêtée, mit son bébé au monde dans un camp de travaux forcés. Elle devait beaucoup travailler et son enfant restait couché à même le sol avec d’autres. Après s’être informée, elle apprit qu’il y avait un prêtre parmi les prisonniers qui travaillaient non loin du camp des femmes. Le prêtre, n’ayant pas d’autre moyen de répondre au vœu de la mère de baptiser son enfant, mouilla ses doigts avec sa salive, étendit sa main à travers les barbelés et fit le signe de la croix sur le front du bébé. Sa salive remplaça l’eau bénite. Jésus aussi utilisa sa salive comme instrument de grâce.Quelqu’un qui avait observé la scène en parla. Le prêtre fut fusillé. Le bébé fut enlevé à sa mère pour le soustraire à toute influence religieuse. Cette mère avait passé un Noël solitaire dans une cellule de prison : un Noël plein de joie parce qu’un Sauveur est venu et rempli d’une immense tristesse parce qu’elle avait perdu son enfant qu’elle aurait voulu conduire à Jésus-Christ. Il y a des pleurs dans le cielNous pouvons donner de bonnes nouvelles à des âmes dans de telles détresses. Quand les enfants ont été massacrés à Bethléem après la naissance de Jésus, les pleurs de Rachel ont été entendus dans le ciel (Matthieu 2 :18). Le ciel ne serait pas un lieu saint s’il n’y avait que de la joie et pas d’affliction compatissante pour ceux qui sont désolés sur la terre. Les objets de tant de larmes ne peuvent être perdus. Écoutez les paroles de Dieu pour réconforter Rachel et toutes les mamans dans les mêmes profondes douleurs : « Retiens tes pleurs, Ici ou dans l’éternité, vous retrouverez vos enfants. Croyez à la parole de Dieu plus qu’aux durs faits de la vie. En écoutant les joyeux chants de Noël, beaucoup d’entre nous se souviendront des innocentes victimes de la terreur.
Le Noêl des souffrantsA quoi va ressembler leur Noël?Leurs familles pleurent en pensant à eux. Est-ce que je souffre d’une sorte de folie? Suis-je le seul qui, en liberté et en sécurité, ne peut pas jouir d’une joie totale sans me souvenir en même temps de mes frères et sœurs dans la détresse? N’êtes-vous pas comme moi? N’avez-vous pas envie ne serait-ce que d’aider un peu ceux qui ne peuvent pas jouir des fêtes sans pleurer? La vierge Marie était-elle simplement heureuse comme les autres mères d’avoir donné naissance à un fils? Était-elle simplement heureuse d’avoir échappé à la colère d’Hérode ou pleurait-elle avec les mères dont les enfants avaient été tués à Béthléem? Nous avons une bonne nouvelle pour ceux qui passent Noël dans la tristesse. Jésus « a porté nos souffrances, Il s’est chargé de nos douleurs. » (Essaie 53 :4) Nous n’avons pas besoin de les porter. Jésus a souffert sur la croix avec cette assurance de son Père : « Il verra l’œuvre de son âme et sera satisfait ». Si vous portez votre croix comme Il l’a fait, patiemment et avec amour, vous porterez du fruit et vous trouverez largement ouverte l’entrée de son royaume, pour vous et votre maison et tous ceux que vous aimez. Le salut n’est pas individuelDieu ne donne jamais le salut à un individu seulement. Personne ne passera l’éternité dans une cellule magnifique mais solitaire, séparé de tous ceux qu’il a aimés. Jude parle du salut « commun ». Si Dieu punit le péché jusqu’à la troisième et quatrième génération, Il accorde aussi son pardon jusqu’à la millième génération de ceux qui L’aiment. Faites en sorte d’avoir une grande famille parce que, comme celle de Rahab, elle sera sauvée. Que Dieu vous donne un Noël béni! Partagez votre joie avec quelques-uns de ceux qui sont dans la détresse A vous en Jésus-Christ, R. Wurmbrand
Programmé
par Dominique Peladeau
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