Richard Wurmbrand - textes

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Textes de Richard Wurmbrand

Adorer signifie embrasser. Dans ce monde de haine, des croyants apportent l’Evangile d’amour aux hommes de toutes les nations.

Le jour de Noël - Un message d'actualité - Célébrer Noël comme la mère de Jésus

Un Chrétien rencontre Gabriel, Il m’est arrivé plusieurs fois d’avoir des perceptions extrasensorielles. En voici un exemple...

On a trouvé chez elle le sang des prophètes et des saints…
Que signifie Jésus pour nous ?

Ne craignez pas
L'expression "ne craignez pas" apparaît 366 fois dans la Bible...

On a trouvé chez elle le sang des prophètes et des saints…

Le mystère du cri de Jésus

Je dors, mais mon coeur veille

En route

La grande Babylone

La légende de Gorun

Qu’attendez-vous de Jésus?

La mère du Seigneur
Marie : quel saint nom !


 

 

La légende de Gorun

par Richard Wurmbrand

Gorun était un disciple très aimé du Maître. "Je t'apprécie particulièrement", lui dit Jésus. "Je veux que tu dresses une tente pour toi-même sur le Mont Carmel, et que tu restes là un certain temps dans la méditation et la prière." C'est ce qu'il fit. Bientôt, le bruit se répandit dans tous les villages environnants qu'un jeune saint était venu s'installer dans la région.

Un jour, Gorun se rendit dans le village le plus proche et demanda la charité. "S'il vos plait, donnez-moi une couverture. Les rats ont mangé celle que j'avais et il laissent une mauvaise odeur. A cause de cela, je ne peux pas dormir."

Les villageois lui donnèrent volontiers ce qu'il demandait. Mais quelques jours plus tard, il demanda une autre couverture parce que les rats avaient également mangé la deuxième. Bientôt, il revint avec la même requête, puis à nouveau encore. Enfin, quelqu'un lui dit: "Nous ferions mieux de te donner un chat ! Cela resoudra le problème pour de bon !"

Gorun retourna chez lui content. Les rats ne faisaient plus la loi. Mais deux jours plus tard, il était de retour: "Pourriez-vous, s'il vous plait, me donner un peu de lait pour le chat?" Les villageois furent heureux de s'exécuter. Mais le besoin persistait. Alors, ils décidèrent de lui donner une vache.

Mais il revint encore: "J'ai besoin de quelque chose pour nourrir la vache." Ils décidèrent de lui donner un pâturage en prévision de ses besoins futurs. Il revint bientôt. Il n'était pas habitué à s'occuper à la fois de la terre et des animaux; ils lui donnèrent donc deux ouvriers pour l'aider. Ensuite, il eut besoin de briques et de matériaux pour construire des maisons pour les ouvriers. Puis la vache eut un veau, etc.

Les années passèrent, et Jésus vint voir son bien-aimé disciple. Un gros homme l'accueillit et lui demanda: "Qu'est-ce qui vous amène en ces lieux mon brave? Que désirez-vous acheter?" Le marchand désormais prospère ne reconnaissait plus son Maître...


Nous ne devons pas mettre de la distance entre nous et Jésus, pas même celle d'un jet de pierre. Même à une distance aussi courte, les disciples dormaient tandis que Jésus agonisait à Gethsémané. Reposer calmement sur la poitrine de Jésus, comme l'apôtre Jean le faisait, est préférable à toutes les grandes entreprises que l'on peut accmplir pour Son service.

Jésus a dit que le premier de tous les commandements est: "Ecoute, ô Israël" (Marc 12;29). Ecouter le battement de Son coeur aimant. Tout le reste découle de cela.

Le diable peut arracher quelqu'un à une vie d'ermite sur le Carmel, mais non à la poitrine-même du Christ. Béni soit l'homme qui peut faire son travail séculier et son travail visible pour l'église tout en se reposant en esprit sur la poitrine du Seigneur. S'il ne peut pas faire les deux, il devrait renoncer à son travail plutôt qu'à cette calme adoration.

Que Dieu vous bénisse

Richard Wurmbrand

 

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Qu’attendez-vous de Jésus?

par Richard Wurmbrand

«Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre...?» Luc 7:19

Le texte de ce jour concerne une tragédie du passé, mais qui est toujours actuelle. Jean-Baptiste avait prophétisé à la nation qu’un grand Maître et Sauveur allait venir. Durant une période plus ou moins longue, il disait au peuple: «Patientez, attendez-le, il va venir!».

Lorsque Jésus, celui qu’on attendait désespérément, vint et commença son ministère public, il avait ses propres manières d’agir. Il exerçait son ministère d’une façon différente que son prédécesseur Jean Baptiste. Et ce même Jean, qui ravivait la flamme d’espérance d’un Sauveur qui allait venir pour régner dans le coeur des croyants, se mit à avoir de sérieux doutes au sujet de Jésus car il ne correspondait pas à l’image qu’il s’en était fait.

Des tragédies et des doutes

La Bible se fait l’écho de nombreuses tragédies. Au doute qui envahit Jean Baptiste, Jésus ne répond que par des paroles d’estime sur sa personne. Jean est incarcéré, comme de nombreux enfants de Dieu - Joseph, Jérémie, Paul et d’autres - et tous ont eu leur lot de souffrance. On constate que les accusations pour lesquelles ils ont été enfermés étaient très différentes, mais toujours fausses. En vérité, ils étaient jetés en prison parce que Dieu avait en vue pour eux de nobles tâches et son dessein était de les y préparer par la souffrance. C’est aussi la raison pour laquelle Jean-Baptiste se trouvait en prison.

On raconte que Niels Mauge, l’homme qui fut l’instrument d’un réveil en Norvège au début du dixneuvième siècle, fut jeté en prison pour sa foi pendant sept ans. Lorsqu’il quitta sa cellule, il était un homme brisé non seulement physiquement, mais aussi dans son être intérieur. Ne soyez pas surpris que la foi d’un homme brisé par la souffrance soit vacillante. Au contraire, vous devriez être émerveillé qu’elle ait résisté, même si elle s’est amenuisée. Même un géant de la foi comme Jean Baptiste fut atteint par le doute, incertitude qu’il partagea avec d’autres. Les raisons en étaient diverses. Il s’imaginait que le Messie annoncé serait un homme sévère: «Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point» (Matt. 3:12). La venue du Messie contredisait cette attente. En lieu et place, Jésus était devenu l’ami des publicains, des pécheurs, des prostituées, et il ne considérait même pas les méchants comme de la paille. Au contraire, ils étaient pour lui de pauvres êtres humains susceptibles d’être transformés en nouvelles créatures pour le Royaume de Dieu.

Jean Baptiste condamna l’adultère avec sévérité. En fait, ce fut la principale raison de son emprisonnement. On imagine aisément que la manière dont Jésus avait résolu un cas d’adultère devait l’avoir profondément choqué. Lorsque Jésus fut appelé à prononcer un jugement, il s’adressa à la femme coupable en lui disant: «Va et ne pèche plus. Je ne te condamne pas non plus!».

Une seule réponse: la foi

Jean Baptiste était un ascète, tandis que Jésus est venu manger et boire; il multiplia la quantité de vin aux noces de Cana. Jean demandait à ceux qu’il rencontre de produire des fruits dignes de la repentance. Ses attentes étaient hors normes: «Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a point...» (Luc 3:11). Par contre, ceux qui approchaient Jésus et lui demandaient: «Que devons-nous faire pour accomplir les oeuvres de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé» (Jean 6:29). La foi! Rien d’autre: demander à un noir de devenir blanc ou à un tigre de n’avoir pas de zébrures sur son pelage est insensé; Jésus le savait bien. Il est bien écrit dans la Bible que celui qui a deux tuniques devrait partager avec celui qui n’en a pas. Quoi donc, connaissez-vous une femme qui n’ait pas au moins deux robes et un homme deux pantalons? Il ne serait pas possible de modifier les éléments d’un atome, à moins d’y ajouter des électrons pour le transformer en un autre élément. De même, l’homme naturel ne peut pas être changé en exigeant de lui quelque vertu, à moins qu’on lui ajoute un autre élément qui lui fait défaut: la foi. Et la foi transformera sa vie.

Même dans le doute

Jésus n’a pas fait usage de son pouvoir miraculeux pour que Jean Baptiste soit libéré; c’est là une des raisons pour lesquelles le doute a envahi le coeur de Jean. Le Seigneur avait certainement en vue pour lui un ministère plus élevé dans le monde spirituel une fois que le disciple aurait quitté ce monde et serait entré dans l’éternité. Nos yeux de croyants sont trop souvent fermés quand nous passons par la souffrance. Jean était un être humain comme nous et le doute que nous venons d’évoquer ne l’abaisse aucunement. Le diable a réussi à faire chuter les anges, à faire pécher Adam, tout que Noé, lui qui était un homme juste. A son tour, Jean Baptiste s’est laissé aller au doute.

Aux interrogations de Jean, Jésus répondit par ces mots: «Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que vous voyez; les aveugles voient, les boityeux marchent, les morts ressuscitent» (Matt. 11:4,5).

Aujourd’hui encore, Jésus agit de la même manière dans le monde spirituel: il guérit les âmes malades, il donne la vie à ceux qui étaient morts dans leurs péchés. Il redonne la vie à des églises mortes. Jésus disait»: «Jugez-moi selon ce que je fais!» Accepteriez-vous que votre religion soit jaugée selon ce critère?

Béni soit l’homme pour qui Jésus n’est pas une pierre d’achoppement! Béni soit l’homme qui ne cherche pas à mouler Jésus d’après ses idées, mais qui l’accepte tel qu’il est, qui prend place humblement aux pieds de son Maître et Seigneur!

Que Dieu vous bénisse

Richard Wurmbrand

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La grande Babylone

par Richard Wurmbrand

« On a trouvé chez elle le sang des prophètes et des saints… »

Chers frères et soeurs,

En Europe (et en Occident - PG), c'est en toute liberté que nous pouvons adorer et servir Dieu; toutefois nous formons un coeur et une âme avec tous les chrétiens persécutés dans d'autres contrées. Nous ne devrions jamais oublier qu'aujourd'hui leur sang est versé par la grande Babylone, qui se manifeste sous des formes et des noms nouveau: dans certains pays l'Islam, et dans d'autres le communisme, etc.

Je me souvient d'une chorale qui chantait: «Nous te serons fidèles jusqu'à la mort…» Si vous deviez mourir pour le Christ, lui resteriez-vous fidèles jusqu'au bout ? Cela me rappelle un incident qui s'était produit dans ma patrie, la Roumanie, qui venait d'être envahie par l'armée soviétique. Dans un village, deux soldats russes entèrent dans une église, leurs fusils pointés vers l'assistance en criant: «Que faites-vous ici à adorer Dieu ? Que tous ceux qui veulent lui rester fidèles se mettent du côté droit. À cause de leur foi ils seront fusillés. Ceux qui veulent rentrer à la maison et avoir la vie sauve se mettront du côté gauche. À vous de décider si vous vous voulez vivre ou mourir: les obstinés mourront, et ceux qui renient le Christ auront la vie sauve !»

Dix minutes plus tôt, ces croyants chantaient ensemble les louanges du Seigneur; cela ne leur avait rien coûté, si ce n'est peut-être quelques francs pour l'offrande. Maintenant, c'était une question de vie ou de mort. Certains occupaient la travée droite de l'église, les autres celle de gauche. Et vous, quel côté auriez-vous choisi ? Après avoir fait le tri les soldats russes libérèrent ceux qui étaient à gauche. L'ayant échappé belle, ils quittèrent l'église. Ensuite, les soldats russes déposèrent leurs armes et dirent à ceux qui restaient: «Nous aussi, nous sommes des chrétiens, mais nous voulons adorer Dieu sans les hypocrites».

Que signifie Jésus pour vous ?

Que se passerait-il dans une église de Suisse, de France ou d'ailleurs ? Peut-être allez-vous à l'église pour que votre esprit soit éclairé. En fait, que signifie Jésus-Christ pour vous ? Souvent, être chrétien signifie assister au culte, peut-être prier chaque jour. Lire la Bible et jouir de la communion fraternelle. Pour d'autres, croire en Jésus-Christ signifie prison, torture ou mort.

Tant au Vietnam qu'en Chine, des chrétiens sont jetés en prison. En Indonésie, des églises sont mises à sac et détruites. Au Pakistan et dans d'autres pays musulmans, les croyants connaissent la souffrance. Au Soudan, ils sont persécutés.
Dans Hébreux 13: 3 nous lisons: «Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers.» Pouvez-vous imaginer un de vos frères selon la chair être en prison sans que vous en soyez informé ? Mais un frère chinois est en prison, un frère vietnamien aussi; avec nous ils sont membres du corps de Christ. Nous sommes devenus frères et soeurs en Christ et si souvent nous ignorons que les autres souffrent. Où se situe notre amour, notre solidarité ? Plusieurs textes de la Bible insistent sur le fait que nous sommes un seul corps. Si j'ai mal aux dents, je le sais… si des membres du corps de Christ souffrent, je l'ignore !

Quand votre coeur est joyeux et que vous remerciez Dieu pour ses bienfaits, n'oubliez pas vos frère, ceux qui ont perdu leur travail, leurs enfants, ceux qui sont en prison ou dans des camps de travail… priez pour eux.

Qu'une vie nouvelle commence pour vous ! Vie de porteur de croix, de prière pour ceux qui souffrent, parce que vous aimez le même Seigneur pour lequel ils acceptent de souffrir ! Que notre égoïsme et notre confort douillet ne déforment pas l'image du Christ dans nos coeurs.

Il y avait une fois un pays où vivaient deux grands peintres. Le pays était divisé en deux car la moitié de la population préférait l'un des peintres, l'autre préféraient le second. Le roi du pays fut invité à rendre son verdict. Il fit partage dans sa longueur, par un rideau, la grande salle de marbre de son palais. Puis il fit venir le premier peintre et lui ordonna de peindre ce qu'il voulait sur un mur de la salle. Il fit venir l'autre peintre et lui ordonna de peindre sur le mur opposé.

Le premier peintre, qui avait autant de talent que de vanité, se mit immédiatement au travail et, assisté de ses élèves, réalisa force peintures admirables. L'autre peintre, qui était un homme rempli d'humilité, dit à ses élèves: «Ce serait folie de ma part de lutter avec mon excellent rival. Je ne sais pas peindre comme lui. Je vais vous demander de faire quelque chose d'autre. Restez ici du matin au soir et polissez le marbre jusqu'à ce qu'il brille.» Ainsi fut fait. D'un côté du rideau ils peignaient et de l'autre ils polissaient le mur.

Au jour fixé, le roi vint voir l'œuvre des deux peintres. Il admira celle du premier et déclara n'avoir jamais vu si belle peinture. Puis il ordonna de tirer le rideau afin de lui permettre de voir le travail de l'autre peintre. Il recula, stupéfait. Les peinture du premier artiste se réfléchissaient sur le marbre que l'autre avait poli et leur beauté était éblouissante et c'est le second peintre qui reçut le prix.

Ainsi, nous ne sommes pas Christ. Nous sommes que des hommes. Mais ce qui nous devons faire continuellement est de polir notre coeur afin d'éloigner toute déformation due à l'égoïsme, au confort, tout ce qui nous empêche de nous occuper des autres. Ce faisant, la beauté de Christ se reflétera en nous et marquera notre vie. Il est mort pour pardonner tous nos péchés.
Par un acte de foi, croyez-en Jésus-Christ et soyez sauvés


Que Dieu vous bénisse

Richard Wurmbrand

 

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