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Heureux les miséricordieuxPar Rév. Radu Roscanu Au nord de la Roumanie, proche de la frontière avec l’Ukraine, se trouve la localité de Craiesti. Une région merveilleuse, un vrai régal pour la conscience qui cherche la beauté dans la nature. Cette région est l’une des plus pauvres du pays roumain. Le chômage y est très élevé et les conditions sociales désastreuses. Très souvent, les maigres allocations pour enfants versées par l’Etat post-communiste représentent l’unique source de revenu pour les familles. Mais, c’est une pécule. Pour survivre, il faut se battre, résister, vouloir vaincre les difficultés incroyables qui se dressent à chaque instant devant eux. La rencontre des personnes qui mendient est fréquente en Roumanie. De nombreuses familles habitent des logis vraiment misérables; on a peine à se représenter leurs conditions de vie, en comparaison de notre bien-être. Le désespoir et l’inquiétude contribuent à ce que beaucoup se réfugient dans l’alcool et la drogue. Des familles disloquées et ruinées en sont l’une des conséquences. Enfants abandonnésDeux bienfaiteurs suisses, un couple, habitent Viseu de Sus. Ils ont passé les deux premières années en Roumanie dans une maison d’abri pour enfants en détresse. Depuis ils collaborent avec la Mission pour l’Europe de l’Est, branche autonome des missions Wurmbrand comme la nôtre, et sont responsables d’une maison pour enfants qu’ils ont fondé eux-mêmes. Les besoins financiers ont augmenté. Une pédiatre de l’endroit a demandé aux bienfaiteurs s’ils avaient la possibilité d’adopter des enfants et de remplacer les parents. Malheureusement, il arrive fréquemment que des jeunes mères, parfois célibataires, abandonnent leur enfant à l’hôpital après la naissance ou un traitement. Depuis juin 1997, année où le premier enfant a été accueilli, la maison d’accueil s’est transformée en une grande famille de quatorze enfants de seize mois à sept ans. Un petit domaine agricole avec deux vaches, deux veaux et deux moutons fait partie de ce petit domaine. On y produit du lait, du beurre, du fromage, des fruits et des légumes. On constitue des réserves pour l’hiver sous la forme de conserves, de confitures, de sirops, etc. Le personnel comprend neuf femmes qui s’occupent de la cuisine, de la lessive et des différents travaux de la maison. Elles consacrent aussi beaucoup de temps aux enfants. En outre, un homme est responsable de l’agriculture, du jardin et des petites réparations. Le rêve de notre mission canadienne est que nous puissions trouver des couples ou des personnes à l’esprit missionnaire qui puissent accepter ce défi d’aller en ce pays ou il y a tant de besoins sociaux à assouvir. Ne seriez-vous du nombre ? Pourquoi ne pas nous contacter pour amorcer un voyage d’exploration et de mission sociale ? Téléphonez-nous ou contactez-nous par courriel au info@entraidefraternelle.com Des destins d‘enfants qui se ressemblentLaissez-nous vous présenter quelques enfants. Ana est la première fillette à avoir été accueillie. Elle a maintenant six ans. Lorsqu’elle est arrivée, elle avait le dos ouvert (spina bifida). Comme elle n’a pas pu être opérée à temps, une hydrocéphalie s’est déclenchée. Les parents aiment leur fille et viennent la voir souvent. Ils n’ont pas la possibilité de s’occuper d’elle correctement, car ils ont encore quatre autres enfants; toute la famille habite dans une maisonnette d’une seule pièce d’environ douze mètres carrés. En juin 1997, Ana a été opérée par un médecin
suisse qui se trouvait en visite dans un hôpital de Ramnic. L’état
de santé de l’enfant s’est amélioré,
mais elle reste paralysée en dessous de la poitrine et mentalement
diminuée. Depuis lors, Ana a été malade à quatre
reprises, au point que les médecins avaient perdu tout espoir
d’un mieux. Mais Dieu a entendu les prières et la fillette
a été guérie. En ce moment, elle se porte bien,
elle sourit et parle beaucoup.
Irina et son frère Ion habitent la maison d’enfants depuis
septembre 1997. Leur mère célibataire se trouve en prison;
la petite Irina âgée d’une année est tombée
malade, de sorte que des voisins ont conduit les deux enfants à l’hôpital.
Cet établissement a demandé aux missionnaires laïques
d’accepter le petit Pierre âgé de deux ans. Une fois
guérie, Irina l’a suivi. Les deux enfants sont handicapés
de la vue et portent des lunettes. Pierre a été opéré d’un œil
et maintenant sa vue est bonne. Depuis le mois de septembre de l’année
dernière, il fréquente l’école, alors que
Irina et six autres enfants sont au jardin d’enfants du village. Note : Comme dans tous nos textes, les noms et les locations ont été changés pour des raisons liées au besoin de discrétion pour les personnes et lieux en question. C’est pour nous une stratégie forte. Rév. Radu Roscanu
Courriel : info@entraidefraternelle.com Programmé
par Dominique Peladeau
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