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Bulletin de l’Entraide fraternelle des ÉglisesDécembre 2003, Volume 1, no 1
Notre premier texte, que nous utilisons comme message de Noël, et ayant pour titre « Comme message de Noël, nous vous livrons la genèse des missions fondées par Richard Wurmbrand » parle des missions que Richard Wurmbrand a constituées au travers le monde et de leurs résultats bénéfiques qui continuent jusqu'à nos jours. Notre second texte, « Tout a commencé par un livre » présente l'essentiel de l'oeuvre écrite, l'héritage, de Richard Wurmbrand. Notre troisième texte « Noël dans la tristesse », est un texte de Noël de Richard Wurmbrand. Il nous parle de la solitude des gens et comment Dieu ne donne jamais le salut à un individu seulement. Comme message de Noël, nous vous livrons la genèse des missions fondées par Richard WurmbrandComment les missions de Richard Wurmbrand, dont la notre, l'Aide aux Églises martyres, ont vu le jour.«…À tout chrétien en liberté, j’apporte un message. Un message de l’Église qui souffre pour la foi, un message de l’Église persécutée dans les pays communistes…» Le pasteur Richard Wurmbrand écrivit ces lignes, après quatorze années d’internement en Roumanie, dans son livre «L’Église du silence torturée pour le Christ». Ce fut le début de notre mission pour le monde communiste. C’est Noël. Nous sommes entourés d’amis, des membres de notre famille, nous sommes dans la joie des fêtes chéries de l’année. C’est une bonne occasion pour nous d’entreprendre un voyage. Un voyage spirituel. Partons dans la terre de mission de l’Entraide fraternelle des Églises. Laissons-nous entraîner, engageons-nous surtout. L’Église que nous connaissons ici ressemble peu avec l’Église militante qui a vécu dans un entourage athée et qui avait besoin d’aide et d’assistance pour survivre. Si nous regardions une carte du monde, nous verrions que les Missions sœurs de la chaîne Wurmbrand s’étendaient d’Europe en Australie, d’Afrique en Asie, du Nord jusqu’au Sud de l’Amérique. Elles apparaissaient sous différents noms ainsi que sous différentes activités en constant développement. Aujourd’hui, nous nous trouvons dans soixante pays du monde. Nous constituons un grand réseau missionnaire : des collaborations individuelles, des imprimeries, des bureaux et des missionnaires aussi infatigables aujourd’hui que d’antan. Une assiduité au travail tout à fait remarquable constitue l’héritage des travailleurs de ces Missions. Quand nous les Québécois nous nous reposons après une longue journée laborieuse, nos amis les Australiens se réveillent et prennent la relève. Le message de l’Église souffrante et endolorie est, aujourd’hui comme il l’a été dans le passé, toujours envoyé plus loin… Le message de l’Église persécutée sous les régimes athées et ennemies de la liberté humaine a été dans le passé et l’est encore aujourd’hui transmis par notre bulletin mensuel «Entraide fraternelle des Églises», par notre page Internet www.entraidefraternelle.com et répandu à travers le monde au moyen de notre littérature. Beaucoup de chrétiens se sont sentis dans le passé et se sentent encore aujourd’hui concernés. Ils ont voulu dans le passé aider et prier; ils le veulent encore aujourd’hui. Avant tout ils se posaient cette grave question: Suis-je prêt à souffrir pour le Christ? Nombreux sont ceux qui nous ont témoigné avoir trouvé le chemin d’une foi vivante grâce à notre littérature. Tous les collaborateurs à cette tâche ardue y trouvent aussi un motif de joie et d’encouragement. Cependant ce travail n’a pu être réalisé dans le passé et ne peut l’être dans le présent sans les nombreux amis de notre œuvre qui ont eu confiance en nous et qui par leurs prières et leurs dons nous ont rendu ce travail possible. Nous voudrions être aujourd’hui l’instrument qui vous relie à vos frères et sœurs dans le besoin et dans la souffrance. Un instrument qui transmet l’amour. «Sois un corbeau» (I Rois 17 :4)Les membres de l’Église opprimée dans les pays communistes se trouvaient contraints de choisir entre la clandestinité et la fuite. La moindre occasion, le moindre évènement suffisait pour les réunir ici, là-bas ou plus loin. Fallait-il célébrer un baptême, un anniversaire ou un mariage… une modeste communauté se formait et on en profitait pour y proclamer la Bonne Nouvelle. Cependant, si certaines de ces réunions restaient cachées, d’autres ne passaient pas inaperçues. Elles étaient trahies et dissoutes. Des responsables étaient emprisonnés. Ainsi beaucoup de familles sont dispersées et se trouvaient dans le besoin. Subvenir aux besoins de l’Église clandestine n’est pas chose facile. Dans les pays athées et dictatoriaux, verrouillés, nous avons aidé dans le passé et nous aidons aujourd’hui dans la mesure du possible. Dieu nous envoie les moyens et les ressources et nous inspire les voies à emprunter. Comme il a ravitaillé, par l’intermédiaire d’un corbeau le prophète dans sa cachette, Dieu peut de même secourir les croyants dans le désert de l’idéologie athée. Toute l’année l’aide aux chrétiens persécutés a pénétré par différents moyens non seulement en Union Soviétique et dans les autres pays athées, mais aussi dans d’autres pays ou la persécution subsiste. Grâce à la participation généreuse de nos amis, il a été possible de soutenir directement des familles de prisonniers, ainsi que des activités communautaires secrètes, des imprimeries et séminaires clandestins. Il est arrivé souvent que l’affaire se termine en prison car le travail n’était pas sans risque, comme aujourd’hui d’ailleurs. Mais dans la plupart des cas, le Seigneur «fait réussir le voyage». Même s’il y a plus de difficultés dans les postes frontières, il n’y a pas de barrages. Beaucoup des nôtres se sentaient appelés à ce service. Aimez-vous l’Afrique?Je connais l’Afrique, ce continent aux visages et aux langues multiples, cette terre soumise à des idéologies fallacieuses dont le marxisme a été la pire des tentations. Ce fléau a pris pied en Afrique en fomentant le chaos et la famine. Dans cette situation, beaucoup d’Églises, hommes d’affaires, intellectuels et gens de tout âge ont demandé notre littérature. Les pays derrière le rideau de fer ont essayé par tous les moyens de gagner la jeunesse africaine. Ils donnaient des bourses d’étude dans des universités de l’Est. Distribuaient de grandes quantités de littérature marxiste et émettaient des programmes radiophoniques sur l’idéologie communiste. L’Aide aux Églises Martyres a travaillé intensément depuis les années 70 en Afrique. Elle y est bien sûr présente même aujourd’hui. Elle a envoyé dans le passé des centaines de milliers de livres en français, en anglais et en portugais. Elle a envoyé aussi le bulletin «La Voix des Martyres» dans ces langues du continent, durant toutes ces années et jusqu’aujourd’hui. Beaucoup de lettres en provenance d’Afrique témoignent de l’urgence de ce travail missionnaire, de son importance et du fait qu’il a été très bien reçu. À travers le témoignage de ceux qui ont souffert pour le Christ, beaucoup d’hommes se sont détournés du communisme et ont trouvé le chemin de la vie. Connaissez-vous l’Inde?À côté d’une action charitable auprès des plus démunis de New Delhi, notre mission a traduit la littérature de témoignage qui lui est propre en plusieurs langues du subcontinent et l’a imprimé avec l’aide de quatre vingt collaborateurs et ouvriers dans l’imprimerie de notre mission peu automatisée. Le directeur s’est efforcé de trouver de nouvelles voies pour gagner le combat de la foi en Dieu et d’y apporter le message de l’Église persécutée. C’est de l’Inde que notre travail parmi les peuples non chrétiens de l’Extrême Orient s’est développé. Nous avons combattu la pauvreté, les maladies, l’ignorance… Nous sommes fiers d’avoir accompli de bonnes œuvres qui ont bâti l’espoir dans un avenir meilleur de milliers de gens. Qui évangélise les matérialistes d’aujourd’hui?Il existe des missions au milieu de différents peuples et religions. Mais qui évangélise donc aujourd’hui les païens modernes, les matérialistes? Dans les universités du monde entier, la jeunesse d’aujourd’hui apprend à sympathiser avec le matérialisme laïcisant. Cette idéologie matérialiste laïque prend l’allure d’une fausse religion. Elle ne peut pas répondre aux questions concernant le sens de la vie et elle conduit inévitablement au désespoir. Les générations trompées par le marxisme d’abord et les peuples dominés aujourd’hui par le matérialisme athée ont également besoin du message chrétien. Elles ont besoin d’un langage, d’une compréhension éclairée, d’une méthode et d’une argumentation appropriées. Nous nous efforçons aujourd’hui, de même comme nous l’avons fait naguère d’atteindre ces objectifs avec notre littérature, spécialement avec les livres du Révérend Roscanu, «Dieu, cet inconnu», «La vérité du langage», «Grandeur et décadence d’une institution d’Église», «Fenêtres ouvertes», etc., d’apporter des réponses aux questions que posent le déclin de la conscience humaine dans l’actualité. Les livres du Révérend Richard Wurmbrand nous inspirent aujourd’hui comme ils nous ont inspiré dans le passé et nous parlerons très souvent de son enseignement et de son message qui demeure d’une actualité éternelle. En les lisant, toutes les couches de la société d’aujourd’hui trouveront des réponses orientant la vie de foi de chacun. Un grand témoin de la foi chrétienneLe Révérend Richard Wurmbrand a subi quatorze ans de prisons communistes et de tortures dans le pays ou il vivait, la Roumanie. Parmi les écrivains roumains, il demeure l’un des plus connus au monde, et dans son pays peu de noms sont aussi respectés parmi les chrétiens que le sien. En 1945, quand les communistes s’emparèrent de la Roumanie et s’efforcèrent de mettre les églises au service de leur politique, Richard Wurmbrand entreprit aussitôt auprès de son peuple asservi et des soldats russes d’occupation, un ministère clandestin efficace et énergique. Il fut arrêté en 1948. Plus tard sa femme Sabine aussi. Celle-ci fut condamnée à trois ans de travaux forcés. Quant à lui, il passa d’abord trois ans en réclusion, sans voir personne sinon ses bourreaux. Après quoi, il fut transféré dans une cellule commune pendant cinq années durant lesquelles la torture ne lui fut pas épargnée. En raison de son importance internationale comme dirigeant chrétien, des diplomates des ambassades étrangères s’inquiétèrent de sa sécurité près du gouvernement communiste. Il leur fut répondu qu’il s’était enfui de Roumanie. Plus tard, des inspecteurs de la police secrète, qui se présentèrent comme des camarades de prison, vinrent raconter à sa femme qu’ils avaient assisté à son enterrement dans le cimetière des prisonniers. Sa famille et ses amis de l’extérieur reçurent avis de ne plus avoir à s’inquiéter de lui, parce qu’il était mort. Au bout de huit ans, il fut relâché et reprit bientôt son apostolat dans l’Église clandestine. Deux ans plus tard, en 1959, il fut arrêté de nouveau et condamné à vingt cinq années de prison. Une amnistie générale, en 1964, entraîna sa libération et il se remit encore à son ministère clandestin. Mais, comprenant qu’une troisième arrestation risquerait de lui être fatale, des chrétiens de Norvège négocièrent son départ avec les autorités communistes. Celles-ci commençaient è vendre leurs prisonniers politiques. Le prix de base était de dix mille francs suisses (1969). Richard Wurmbrand fut payé trente mille francs suisses. En mai 1966, déposant comme témoin devant le Sous-comité de Sûreté intérieure du Sénat américain, il se déshabilla jusqu’à la ceinture pour montrer les dix-huit cicatrices profondes dont les tortures lui ont zébré le corps. Les journaux répandirent son histoire à travers le monde, en Amérique, en Europe, en Asie. Il fut averti en septembre 1966 que le parti communiste de Roumanie avait décidé de le faire assassiner. Ces menaces de mort ne l’ont pas réduit au silence. Ob l’a surnommé «la voix de l’Église clandestine». Les dirigeants chrétiens l’appelèrent «le martyr vivant» et «le Saint Paul du Rideau de Fer». Mettons en valeur son héritage de foi, d’espérance et de charité. Soyons nous aussi des témoins d’une foi bien vécue. Aidons les Martyrs de notre temps, les souffrants, les malades, les handicapés, les vieillards sans moyens de survie.
Tout a commencé par un livreEh oui, tout a commencé par un livre. En effet, dès son arrivée dans le monde que l’on disait « libre » à l’époque, Richard Wurmbrand a écrit et publié avec l’aide de ses amis, « L’Eglise du Silence torturée pour le Christ». Paru d’abord en anglais, ce livre important a été tout de suite traduit en français et, par la suite dans une quarantaine d’autres langues. Ce livre était le premier témoignage sur la persécution qui sévissait dans le pays roumain, prototype des pays communistes athées. Ce merveilleux texte évoque la conversion à la foi chrétienne du jeune juif Richard Wurmbrand. Il parle aussi de sa foi ardente qui l’a conduit dans les prisons communistes. Il décrit bien sûr les groupes chrétiens religieux – ce qu’il a appelé « l’Église du Silence ». Cette Église était honnie par les Églises officielles, qui s’accommodaient fort bien avec le régime des sans-Dieu. Richard Wurmbrand a fait à juste titre, pour la première fois, la distinction entre « Église du Silence » et « Église Officielle ». Cette dernière était l’Église admise par le régime athée à cause de son accommodement et de sa couardise envers ce régime communiste. Richard Wurmbrand a saisi bien avec une poignante force de l’évocation, la vie de sacrifice de soi et l’apostolat des fidèles et des pasteurs de ces Églises sans droit à la parole qu’il défendit tout le long de sa vie à l’Ouest. Une fois devant le Sous-comité d’enquête du Conseil de la magistrature du Sénat américain, en mai 1966, il fit une déposition sur sa vie en Roumanie communiste. Une autre fois, en 1967, il fit une seconde déposition devant le comité des activités anti-américaines de la Chambre des représentants américaine. Richard Wurmbrand a écrit aussi « !Mes prisons avec Dieu » d’abord en anglais ensuite en traduction française, en 1969. Dans ce livre Richard Wurmbrand parle de la politique, du fonctionnement intérieur du régime communiste en décrivant les méthodes psychologiques de lavage des cerveaux utilisées afin de maîtriser les populations carcérales. Parmi les plus beaux livres, nous citerons les « Sermons au cachot » – un étonnant modèle de résistance intellectuelle et morale à l’oppression et à la torture. Ce livre compose un merveilleux tandem de textes absolument extraordinaires avec le livre « Si les murs pouvaient parler ». Richard Wurmbrand est conduit, dans le trop pesante et long silence des cellules solitaires de son emprisonnement, afin de ne pas devenir fou, d’imaginer un public virtuel auquel il s’attelle pathétiquement à composer des sermons. Il entame un dialogue imaginaire avec Jésus, Dieu, Marie, Satan… La lecture de ces sermons est particulièrement édifiante pour l’âme chrétienne. « Souviens-toi de tes frères » est le livre subséquent à son activité missionnaire en Occident. Le thème de ses écrits est étendu à la dimension planétaire; il y écrit sur des activités missionnaires en Chine et en Afrique des nouvelles missions fondées par lui. Richard Wurmbrand a été juif, ainsi que sa femme Sabine. Il a conservé un lien très puissant avec sa tradition humaine et religieuse. Je me souviens des longues discussions que nous avons eues sur la valeur de son héritage juif. Il avait fait de son amour inconditionnel pour son peuple le commandement pour lui de lui faire partager sa propre rencontre avec le christianisme. C’est le thème du livre « Rue des juifs » dans lequel il témoigne de sa vie et de son engagement auprès des juifs de Bucarest durant la période nazie pré communiste. Ce livre est doté d’une grande sensibilité et d’un amour vécu intensément auprès les délaissés de la société roumaine d’avant la seconde guerre mondiale, les juifs qui commençaient être persécutés. Jamais, durant sa vie de témoin, Richard Wurmbrand ne s’est pas arrêté de pratiquer son apostolat d’écrivain et de prêcheur. Sous le régime communiste il a publié un livre étonnant. Il a prouvé dans « Karl Marx et Satan » le caractère ancré dans le satanisme de la théorie et de la praxis marxiste. Et, en 1978, il a écrit et publié un livre particulièrement important, « Réponse à la Bible de Moscou ». C’était une réplique à une étude soviétique qui visait l’extirpation du christianisme dans la société humaine, en attaquant les bases de la foi en Dieu par des « arguments » scientifiques. Richard Wurmbrand reprend dans cet ouvrage tous les arguments athées et les détruit. Ce livre a eu un impacte considérable dans les pays communistes et dans les pays ayant des élites sympathisantes avec l’idéologie communiste, comme en Afrique. Nombreux chefs des administrations de ces pays, après avoir lu ce livre répandu par les missions Wurmbrand, ont fait le bon choix intellectuel et spirituel : ils ont choisi de combattre le marxisme. « Pourquoi suis-je un révolutionnaire » a été une brochure pleine d’un contenu intelligent et destructeur vis-à-vis des idéologies révolutionnaires inspirées du marxisme. Beaucoup de jeunes révolutionnaires des brigades qui essayaient d’introniser le communisme en différents pays du second et du tiers monde, ont retrouvé en lisant ce texte admirablement écrit leur équilibre de la pensée autonome et ancrée dans le christianisme. Plus tard, dans « Si j’avais trois minutes », Richard Wurmbrand donna un modèle insurpassable d’un livre homilétique à l’usage œcuménique. 365 textes inspirés de la Bible et de la réalité vécue, sur 365 pages, représentaient autant de brefs sermons qui demeurent un modèle du genre. Catholiques, protestants ou chefs spirituels d’autres confessions, ont utilisé pour leur préparation ce précieux livre. « Cueillies sur les lèvres des enfants » a été un des derniers livres délicieux de Richard Wurmbrand. Devenu lui-même grand-père, il a échangé des pensées et cueilli des pensées du dialogue adorable qu’il a eu avec les enfants. Et ceci n’achève point la liste de ses ouvrages. Très vite, les livres de Richard Wurmbrand ont été traduits en plusieurs langues. La plupart des langues européennes, africaines, asiatiques ont accueilli des éditions de plus en plus demandées de son œuvre. L’activité éditoriale a été concentrée en Allemagne, en Suisse, aux Indes, aux États-unis et au Canada. La maison d’édition indienne couvrait les pays asiatiques, l’Australie, la Nouvelle Zélande et les pays africains. Une section très précieuse et combien riche de l’œuvre de Richard Wurmbrand a été celle de l’édition des bulletins nationaux et régionaux ayant pour but de propager l’information sur ce qui se passe dans le monde de la persécution et de servir de relais missionnaire pour la cueillette des fonds destinés à alimenter les nombreux projets des missions autonomes de la chaîne missionnaire Wurmbrand. Ces bulletins apparaissaient mensuellement sous des noms comme : « Jésus dans la monde communiste », « Aide aux Églises Martyres », « Action évangélique pour les Églises Martyres », « La Mission de l’Espoir », « Entraide fraternelle des Églises » etc., dépendant du pays. Dans tous les cas, le message central, l’éditorial de chaque numéro des bulletins, était le message de Richard Wurmbrand. Et cela continue car ce message est d’une importance universelle et essentielle pour le combat pour un monde meilleur, un monde de paix et de pratique des Béatitudes, du message de Jésus-Christ. Nous voulons entreprendre une nouvelle œuvre de mise en valeur de l’héritage si riche de Richard Wurmbrand à travers notre site internet, à travers notre bulletin mensuel virtuel, à travers notre liste d’envoi hebdomadaire et sur support matériel. Aidez-nous par vos dons. Que Jésus naisse dans votre cœur aimant.
Iuliu HossuNous avons maintenant un filiale roumaine de notre mission. Elle s'appelle la mission Iuliu Hossu, archevèque de Cluj-Gherla. Ce grand patriote et ecclésiastique est une figure emblématique de la nation roumaine. Voici une courte biographie de ce martyr. Descendant autant selon la ligne paternelle que la ligne maternelle de très anciennes familles roumaines de Transylvanie, iuliu Hossu est né le 30 janvier 1885 dans le village de Milas se trouvant aujourd’hui dans le department de Bistritza-Nasaud en Roumanie, dans la famille du prêtre Ioan Hossu. Il a terminé avec des resultants exceptionnels le gymnase supérieur gréco-catholique de la ville de Blaj et a été reçu au sein du clergé en preparation du diocese de Lugoj. L’évêque Vasile Hossu l’envoya à Rome comme étudiant à l’Institut De Propaganda Fide ou il obtint en 1910 le titre de docteur ès théologie. L’évêque Vasile Hossu l’ordonna prêtre le 27 mars 1910. Durant la première guerre mondiale il a été réparti en tant qu’aumônier militaire pour la pastorale des hôpitaux, notamment au service des roumains se trouvant dans les hôpitaux d’Autriche, de Bohémie et de Moravie. Depuis mars 1917 jusqu’en juin 1930 a été évêque de Gherla, puis jusqu’en 1970 évêque de Cluj-Gherla, après le ré-arrondissement de la province métropolitaine et la creation de l’évêché de Maramures. Durant la seconde guerre mondiale il a été nommé administrateur apostolique de l’éparchie de Oradea, en l’absence de l’évêque titulaire Valeriu Frentiu que les autorités hongroises d’occupation avaient banni. La nuit du 27 au 28 octobre 1948 Iuliu Hossu a été arrêté par les autorités communistes. Après cinq ans de detention dans le pénitencier de Sighetul Marmatiei (1950-1955), on lui a assigné la residence obligatoire au monastère orthodoxe de Caldarusani où, au mois de mars 1969, le délégué du pape lui a communiqué la nouvelle qu’il avait été promu cardinal. Il est décédé le 28 mai 1970 à Bucarest dans un hôpital et a été enterré au cimetière catholique. Note de la rédaction : Les mémoires de Iuliu Hossu sont sous presse dans une maison d'édition roumaine et sont disponibles en Roumain sous forme de pdf ici même dès janvier 2004. La traduction française est en cours.
Pour nous aider à la restaurer, et lui
donner En Roumanie a été constituée la Mission Iuliu Hossu, Archevêque de Cluj-Gherla.Dans la ville de Cluj, capitale de la province de Transylvanie, a été constituée récemment la Mission Iuliu Hossu, Archevêque de Cluj-Gherla. C’est une organisation non-gouvernementale, de bienfaisance, sponsorée par notre Mission d’aide aux Églises Martyres (Canada) Inc. L’un des premiers objectifs de la nouvelle Mission est la mise en valeur dans des buts communautaires, charitables, de l’héritage de Iuliu Hossu (1885-1970), que l’état roumain s’apprète à restituer à ses descendants. La Mission se propose la réalisation d’objectifs de bienfaisance, le secours apporté à des personnes, des familles et des regroupements de personnes ayant souffert pendant la période communiste et ayant un besoin urgent d’aide. De même, la Mission a pour buts la récupération, la conservation et la mise en valeur de certains biens appartenant au patrimoine mobilier et immobilier, culturel et intellectuel, ainsi que des biens relatifs au patrimoine civil ou religieux récupérés par les possesseurs ou les héritiers de droit, après que ceux-ci eussent subi l’expropriation et la dégradation sous le régime communiste. La Mission se propose comme but de leur donner une nouvelle utilité sociale-humanitaire ou cultuelle. Parmi les objectifs de la Mission se trouve aussi la perpétuation de la mémoire de l’Archevêque Iuliu Hossu par les médias d’information ainsi que par l’édition de livres et de périodiques moraux et religieux. Les statuts de l’organisation prévoient aussi la réalisation de certains programmes d’éducation morale-chrétienne, ainsi que l’appui donné au village roumain par des activités dans les domaines de l’agriculture et de la zootechnie. Pour atteindre ses buts, la Mission Iuliu Hossu se propose de coopérer avec des associations non-gouvernementales ou même gouvernementales de Roumanie et de l’étranger, et elle établira des liens avec des organisations interiéures ou extérieures au pays roumain qui désirent contribuer au financement de ses projets. À présent, la Mission Iuliu Hossu est soutenue par la Mission d’Aide aux Églises Martyres de Canada. La Mission Iuliu Hossu est dirigée par le Révérend Radu Roscanu – président, par Teofil-Liviu Hossu – vice-président, et Stela-Maria Prodan – directeur. Monsieur Teofil Liviu Hossu est l’un des quatre neveux en vie de l’archevêque Iuliu Hossu. En ce qui concerne le Révérend Radu Roscanu, protopope mitrophore exarque, il soutient la thèse que les gréco-catholiques sont des orthodoxes se trouvant en union sans confusion avec l’Église de Rome, aspect sur lequel il insiste dans son livre « La Vérité du Langage » qui est prêt d’être imprimé maintenant. « Contester notre orthodoxie, affirme le Révérend Roscanu, cela revient à ne plus reconnaître son identité propre, c’est-à-dire la vérité de son être, et ce fait caractérise l’écroulement des répères de la conscience religieuse, mais aussi de la conscience nationale. Nous sommes redevable d’abréger la durée de cette triste période d’insanité morale et religieuse, et nous faispns cela à travers des démarches expérientielles de bonne convivialité oecuménique (l’une de mes paroisses est composée en proportion de 80% par des orthodoxes) ainsi que par des écrits.» «La récupération identitaire se réalise uniquement par l’effort et par le travail de l’histoire, ainsi que par le ré-apprentissage de la tradition propre qui définit notre être véritable. Notre idéal est exprimé simplement par les paroles: Il n’est pas convenable que les roumains soient séparés devant le tombeau du Christ. (l’autel). D’ici on voit que nous devons recouvrir notre humanité, notre fraternité et la voie commune vers le Royaume de Dieu. Il s’agit ici d’une vision organique de la nation. Tous les livres que j’ai publié et amené en don à l’Église de Roumanie ont eu un contenu oecuménique; ils ont pu constituer la lecture nourrissante autant pour les “uniates” que pour les orthodoxes. Et nous continuerons de cette manière à l’avenir, si Dieu le veut ». Le siège de Cluj de la Mission Iuliu Hossu est: rue 1 décembre
1918, au no. 20. Noël dans la tristesseChers amis, Certains pensent que la vierge Marie, ayant conçu sans péché, n’a pas souffert des douleurs de l’enfantement. Mais elle a certainement souffert de la plus grande douleur de toutes. Elle savait qu’elle donnait naissance à l’«homme de douleur, habitué à la souffrance» annoncé par Essaie (53 :3). Juive fidèle, elle connaissait les prophètes : qu’Il serait rejeté par son peuple, flagellé et crucifié. Et c’est ce qui arriva. Même ses frères n’ont pas cru en Lui et, par suite, en elle non plus. Ceux qui lui étaient le plus proches et le plus chers disaient : « Il est hors de sens. » (Marc 3 :21.) Personne de sa famille n’était avec elle quand elle se tenait en pleurant au pied de la croix. Elle avait aussi été seule pour célébrer sa naissance. Votre maison sera sauvéeBeaucoup d’entre vous seront seuls aussi ce Noël, même au milieu de beaucoup de monde et de l’agitation de la fête. Beaucoup ont des familles non-croyantes. Certains sont rejetés par leurs parents, abandonnés par leur femme ou en conflit avec leurs enfants. Pour ceux qui pleurent en ce Noël, j’ai une excellente nouvelle : « Tu seras sauvé, toi et ta familleé » (Actes 16 :31.) Gardez dans votre coeur tous ceux qui vous ont abandonné et ils seront au paradis avec vous. Un petit garçon de 4 ans a dit un jour : « Dieu a des yeux bleus. » Quand on lui demanda comment il le savait, il a répondu : « Je suis fait à l’image de Dieu et mes yeux sont bleus. » Dieu aime nos parents, notre femme et nos enfants qui n’ont foi ni en Lui ni en nous. Comment je le sais? Je les aime et je suis fait à Son image! Je leur souhaite d’être avec moi au paradis, Dieu le souhaite donc aussi. Je n’ai aucune bonne pensée qu’Il ne partage aussi. Et ce qu’Il veut, Il le réalise.Confiez-Lui, même sur votre lit de mort, ceux qui vous préoccupent beaucoup. Il est écrit : « Après la mort d’Abraham, Dieu bénit son fils Isaac. » (Genèse 25 :11). Vos bien-aimés ne peuvent pas échapper à la bénédiction que vous leur apportez en étant fidèles. Il y a des pleurs dans le cielNous pouvons donner de bonnes nouvelles à des âmes dans de telles détresses. Quand les enfants ont été massacrés à Bethléem après la naissance de Jésus, les pleurs de Rachel ont été entendus dans le ciel (Matthieu 2 :18). Le ciel ne serait pas un lieu saint s’il n’y avait que de la joie et pas d’affliction compatissante pour ceux qui sont désolés sur la terre. Les objets de tant de larmes ne peuvent être perdus. Écoutez
les paroles de Dieu pour réconforter Rachel et toutes les mamans
dans les mêmes profondes douleurs : (Jérémie 31 :16,17) Ici ou dans l’éternité, vous retrouverez vos enfants.
Croyez à la parole de Dieu plus qu’aux durs faits de la vie.
En écoutant les joyeux chants de Noël, beaucoup d’entre
nous se souviendront des innocentes victimes de la terreur. Le Noêl des souffrantsA quoi va ressembler leur Noël? Leurs familles pleurent en pensant à eux. Est-ce que je souffre d’une sorte de folie? Suis-je le seul qui, en liberté et en sécurité, ne peut pas jouir d’une joie totale sans me souvenir en même temps de mes frères et sœurs dans la détresse? N’êtes-vous pas comme moi? N’avez-vous pas envie ne serait-ce que d’aider un peu ceux qui ne peuvent pas jouir des fêtes sans pleurer? La vierge Marie était-elle simplement heureuse comme les autres mères d’avoir donné naissance à un fils? Était-elle simplement heureuse d’avoir échappé à la colère d’Hérode ou pleurait-elle avec les mères dont les enfants avaient été tués à Béthléem? Nous avons une bonne nouvelle pour ceux qui passent Noël dans la tristesse. Jésus « a porté nos souffrances, Il s’est chargé de nos douleurs. » (Essaie 53 :4) Nous n’avons pas besoin de les porter. Jésus a souffert sur la croix avec cette assurance de son Père : « Il verra l’œuvre de son âme et sera satisfait ». Si vous portez votre croix comme Il l’a fait, patiemment et avec amour, vous porterez du fruit et vous trouverez largement ouverte l’entrée de son royaume, pour vous et votre maison et tous ceux que vous aimez. Le salut n’est pas individuelDieu ne donne jamais le salut à un individu seulement. Personne ne passera l’éternité dans une cellule magnifique mais solitaire, séparé de tous ceux qu’il a aimés. Jude parle du salut « commun ». Si Dieu punit le péché jusqu’à la troisième et quatrième génération, Il accorde aussi son pardon jusqu’à la millième génération de ceux qui L’aiment. Faites en sorte d’avoir une grande famille parce que, comme celle de Rahab, elle sera sauvée. Que Dieu vous donne un Noël béni! Partagez votre joie avec quelques-uns de ceux qui sont dans la détresse Richard Wurmbrand
Programmé
par Dominique Peladeau
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