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La mère du seigneur

Un texte de Richard Wurmbrand

Chere frères et soeurs,

Nous vivons de très peu. L’enfant riche environné de jouets n’y trouve qu’ennui. L’enfant des faubourgs a une boîte qu’il pousse et traîne partout ; il dit que c’est une auto, un wagon, un moteur. Il a un bâton qu’il chevauche et l’appelle son cheval. Ainsi vivons-nous de petites choses que notre imagination enrichit.

Notre télégraphe mural fonctionne parfaitement. Dans la quatrième cellule à ma droite il y a une jeune fille de l’Église du silence ; elle a été durement torturée mais n’a rien trahi. Elle n’a que dix-huit ans et se nomme Marie.

Cette communication m’a suggérée diverses pensées que je voudrais partager avec vous.

Marie : quel saint nom !

Les peuples primitifs ont toujours eu des déesses en même temps que des dieux. Sous apparence déformée ils ont su faire preuve d’une intuition fondamentalement exacte, ou alors c’est qu’ils ont conservé quelque chose de la révélation originelle. Il y a dans la Divinité un principe féminin. Les savants qui ont le privilège d’étudier la Sainte Écriture dans la langue originale savent que « ruah », qui en hébreu signifie esprit, est un mot du genre feminin. Dans le livre de la Genèse, en traduisant litteralement, on doit dire : « Et L’esprit de Dieu se mouvait de façon feminine ( merahefet ) à la surface des eaux. » En araméen, langue dans laquelle parlait Jésus, le substantif qui désigne l’esprit est également tu genre feminin : « ruha ».

L’ange qui apparut à Joseph en songe lui dit que son épouse Marie « donnera naissance à un fils que tu appeleras Jésus » (en hébreu Jeshuah, encore un nom féminin). C’est comme si nous appelion un garçons Hélène ou Catherine.

Un homme au nom de femme… C’est ce mystère qui s’exprimait dans l’apparence extérieure des prêtres orthodoxes. Il leur fallait avoir une barbe et porter une robe de femme…

Chaque fois que je sens la présence de Dieu dans ma cellule solitaire j’ai toujours l’impression qu’il y a aussi une présence féminine. Saint Jean l’Evangeliste, dans des conditions semblables aux miennes, suel, et exilé à Patmos, vit Dieu siégeant sur un trône : « Celui qui était assis avait l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine » (Apoc. 4,2-3). Mais il apparut aussi dans le ciel, ce qui lui sembla comme à moi, une grande merveille : Une femme, revêtue du soleil, ayant la lune sous les pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête » (Apoc 12,1). Les commentateurs font toutes sortes de suppositions pour savoir qui peut être cette femme. L’explication se trouve au début même de la Bible : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu, il le créa, homme et femme il les créa » (gen 1,27). C’est là l’image de Dieu, homme et femme. Il y a donc un principe féminin dans la Divinité. La Kabbale l’appelle « la matronne ». Dieu possède toutes les perfections, il ne saurait se limiter a celles qui sont masculines.

Lors de mon arrestation par les Nazis, je vis des prisonniers que l’on faisait sortir dans la cour de la prison pour qu’ils puissent prendre de l’exercice. Tous avaient les bras maintenus dans le dos par des mennotes, et , enchaînés les uns aux autres, il leur fallait marcher en rond. Voyant cela un pretre catholique s’écria : « Un rosaire humain !» Et n’ayant pas de chapelet, il récita ses « ave maria » en prenant chacun des hommes avec lesquels il etait enchaînés comme un grain du rosaire.

Un incident comme celui-là peux remuer même le coeur d’un protestant. Mon amour pour Marie et ma révérence ont assurement grandi à la suite des experiences que j’ai subies en prison.

Et maintenant que j’entends parler de cette Marie torturée qui est près de moi, mes pensées vont à la mère du Seigneur.

La généalogie de Jésus telle que la rapporte Matthieu, comporte quarante-deux génération d’Abraham au Christ. Mais si on les compte on trouvera qu’il n’en est enuméré que quarante et une, y compris le Christ. Saint Matthieu était un publicain, de sorte que nous pouvons supposer qu’il savait compter. Pourquoi sa liste comportait quarante et une générations alors qu’il disait qu’il y en avait quarante-deux ? Si c’était qu’une simple erreur comment se fait-il qu’elle ait été perpétuée pendant vingt siècles ? On peut voir que saint Matthieu voulait dissimuler un mystère à ce fait qu’il semble réelement donne quarante-noms gràce à un procédé astucieux. Il dispose de trois listes, comptant chacune quatorze noms. Il répéte le noms Jechonias. C’est le dernier de la seconde série et le premier de la troisième ; de sorte que lecteur innatentif pourra ne jamais remarquer qu’un des quarante-deux prétendus manque. Quel est ce quarant-deuxième anneaux qui manque ?

Autre curiosité Biblique : presque toutes les femmes de l’Evangile se nomment Marie ; il y a Marie, la Sainte Vierge ; Marie-Madelaine ; Marie de Béthanie ; Marie, mère de Jacques et de Joseph ; Marie epouse de Cléopas ; enfin celle qu’on appelle simplement « l’autre Marie ». Cela fait six. S’il y avait une autre Marie, on obtiendrait le nombre sacré, sept. Manque-t-il une autre Marie ?

Auprès de la croix se tenaint seulement des Marie, au nombre de trois. Le verset correspndant de la Bible est étrange : « Près de la croix de Jésus, se tenaient sa mére et la soeur de sa mère, Marie » (Jean 19,25). Mais le nom de la mère était Marie, et deux soeurs n’ont pas le même nom.

Le nom de Marie (en hébreu Miriam, « l’étoile de la mer », l’étoile qui indique la voie à ceux qui voguent sur l’océan de la spiritualité) ne serait-il pas utilisé dans la Bible seulement comme un nom de personne ? Il semble que ç’ait été un titre donné à un certain type de femme chrétienne dans l’Église primitive, de même que les communistes s’appellent entre eux « camarades », et qu’il y a des titres dans l’armée et dans la franc-maçonnerie.

Ainsi chacun pourrait-il devenir une Marie, de même que chacun peux devenir un camarade ou un major dans l’armée.

Que le Seigneur vous bénisse tous.

Richard Wurnbrand

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