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Le sel est une bonne chose

Lettre du pasteur Wurmbrand
Chers frères et soeurs,

« Le sel est une bonne chose; mais si le sel devient insipide, avec quoi l’assaisonnerez-vous? Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres. » (Marc 9:50,51).

A peine levés le matin, les Juifs commencent leur journée par se laver, puis ils s’adonnent à un temps de prière qui dure au moins une heure. Les chrétiens, eux lisent d’abord leur Bible et c’est seulement après qu’ils prient. Pourquoi? Le rabbin David Talner – contrairement à la tradition juive – avait l’habitude de commencer la journée par la lecture du courrier, et seulement après il priait. Quand on lui en demandait la raison, il répondait: « Plus un homme est célèbre, plus il est dur pour lui de lutter contre les mauvaises pensées qui l’assaillent dans la prière. Je commence donc toujours par lire les lettres reçues. Normalement, ces lettres s’adressent à moi par des paroles flatteuses telles que rabbin juste, maître, leader, saint homme ou autres compliments du même genre. Dans ma prière je dis alors: ‘Seigneur, tu sais que je ne mérite pas ces titres de gloire. Mais vu que tant de personnes sincères me prennent pour un héros, ne permets pas que leur foi soit déçue. Fais que je devienne ce qu’ils croient que je suis!' »

C’est la raison pour laquelle nous lisons la Bible d’abord, puis nous passons un temps dans la prière. Par la Bible, nous entendons Dieu lui-même – non des hommes – nous parler en des termes sublimes et immérités: « Vous êtes le sel de la terre » (Matt. 5:13) – « Vous êtes la lumière du monde » (Matt. 5:14) – « Vous êtes tous fils de Dieu » (Gal. 3:26) – « Participants de la nature divine » (2 Pierre 1:4) – « Héritiers de Dieu » (Rom. 8:17) – « Je vous ai aimés d’un amour éternel » (Jér. 31:3). Ces textes nous incitent à prier pour que nous devenions réellement ce que nous sommes déjà aux yeux de Dieu. Nous sommes le sel de la terre. Jésus a dit: « Le sel est une bonne chose » (Marc 9:50). Qu’est-ce qui a bien pu lui suggérer une idée si simple? Avait-il une fois mangé de la nourriture sans sel? Un jour, les gardes de la prison nous avaient fait ingurgiter des cuillerées de sel sans nous donner une goutte d’eau. Puis, à l’opposé, pendant des mois on nous donna à manger de la nourriture complètement insipide. Cela devenait intolérable de manger de l’avoine cuite à l’eau, sans sel. Souvent, nous préférions ne rien manger. Privés de sel, nous savions ce que voulait dire « le sel est une bonne chose. »

Sommes-nous bons? Assaisonnons-nous les repas des autres? Donnons-nous un peu de parfum à l’existence des autres? Ou les laissons-nous sans sel, comme ce fut notre cas comme prisonniers? Le simple fait que nous soyons du sel (selon la Bible) ne suffit pas. Comment pouvons-nous devenir bons? Nous devons compter entièrement sur la grâce de Dieu. Vous deviendrez bon en faisant la grande découverte que vous ne l’êtes pas et ne le serez jamais. Vous demanderez alors à Dieu de vous accorder la grâce de le devenir. Vous connaîtrez la mort à vous-même et la réalité du Christ vivant en vous. Sa justice deviendra la vôtre, sans qu’aucune parcelle ne fasse défaut. Vous êtes en droit de vous proclamer propriétaire de sa justice et de sa bonté, comme vous le feriez d’un domaine que vous avez reçu en héritage; c’est un cadeau légal. Soit tous les chrétiens sont des fous, ou alors chaque chrétien peut dire à Jésus: « Tu es moi! » Ou comme le dit Luther dans un commentaire sur l’épître aux Galates: « Un chrétien est Christ ».

Dès lors, comment dois-je m’y prendre pour n’être pas moi, mais « Lui », que faire pratiquement? La Bible parle non seulement de la folie de la croix (1 Cor. 1:18), mais de la folie de Dieu (1 Cor. 1:25). Essayons donc d’apprendre quelque chose des fous. Il y a des fous qui se prennent pour les autres. Un fou se comporte selon ce qu’il croit être lui-même. Celui qui pense être Napoléon portera un tricorne et maudira les Anglais de l’avoir battu à Waterloo. Ceux qui se prennent pour St-François jeûneront et prieront beaucoup, prononceront seulement des paroles pieuses, même si elles n’ont pas de sens. Celui qui se prend pour Churchill aura toujours un gros cigare à la bouche et ne parlera que politique. Ce pour qui vous vous prenez, détermine en fait votre comportement. Regardez-vous vous-même comme de nombreux croyants l’ont fait avant vous: vous êtes Lui – comme le Christ. Cette folle supposition aura le même résultat qu’on obtiendrait avec les fous potentiels précités. Vous serez de plus en plus amené à vous comporter comme Lui. Paul pouvait dire: « Pour moi, vivre c’est Christ » (Phil. 1:21).

Il vous faut beaucoup de foi pour vous croire Lui, alors que vous êtes pécheur! Mais que savons-nous en fait de la vie des prophètes, d’Isaïe à Malachie? Nous connaissons leurs prophéties, pas leurs vertus et leurs manquements. C’est par la foi que l’on devient enfant de Dieu, non pas par quelque vertu ou bonne action. Ayez foi en Dieu, et le sel ne perdra jamais sa saveur. Vous deviendrez la formule même de la bonté, formule inaltérable!

Par la foi, renoncez complètement à votre propre vie, renoncez à votre moi. Arrêtez donc de « pratiquer » ses vertus, autant que ses convoitises. Vous avez été crucifié avec Christ, donc vous avez subi le sort de tout crucifié: vous êtes mort. Cependant, vous êtes en vie. Comme vous existez après avoir passé par la mort, vous êtes né de nouveau, cette fois pas d’une union charnelle (conçu dans le péché), mais engendré de Dieu. Vous êtes à nouveau un enfant, un « ange ». (Selon le Talmud, l’étymologie de « cherub » est kerabja, comme un enfant; parce qu’à Babylone un enfant était appelé rabja). Maintenant, de par votre nouvelle naissance vous avez un caractère nouveau, angélique, divin. Croyez-le.

Croyez la Parole de Dieu: « En ces jours-là, en ce temps-là, dit l’Eternel, on cherchera l’iniquité d’Israël et elle n’existera plus, le péché de Juda et il ne se trouvera plus » (Jérémie 50:20). Ce texte fait allusion au retour des Juifs de la captivité à Babylone. Sur le plan purement humain, ces gens avaient beaucoup péché; Néhémie avait dû en punir quelques uns. Au regard de Dieu – c’est maintenant aussi le vôtre – ils n’avaient pas de péché. Etablir son propre diagnostic n’est pas bien. Contentez-vous de croire fermement que ce n’est pas vous qui vivez, mais Lui…et vous réussirez! Vous acquerrez la bonté qui ne pâlit pas.

Sincères salutations en Christ.

Richard Wurmbrand

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