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Les rites aujourd’hui

Les rites sont toujours présents de nos jours. On peut seulement s’apercevoir qu’ils apparaissent à travers de nouvelles pratiques. L’observation de ces pratiques nous conduit au constat que les valeurs profanes sont mêlées avec des valeurs religieuses.

Les occasions pour la pratique des rites sont nombreuses et diverses. Ainsi, les fêtes familiales, sociales, nationales ou religieuses; les anniversaires, les initiations, les commémorations – qu’elles soient personnelles, médiatiques, commerciales (rappelons-nous le 6 décembre, le 11 septembre, etc.); les festivals, les carnavals, les jeux olympiques (devenues de véritables ‘liturgies’ olympiques), les saisons artistiques, les saisons sportives, les programmations culturelles…. Le tout se déroulant en des temps et en des lieux prédéterminés…

Les lieux du culte se sont eux aussi déplacés par rapport au passé. Les nouveaux lieux sont constitués par les stades, par les palaces (de présentation des galas du cinéma), par les casinos, par les centres commerciaux (devenus de plus en plus revêtus de décors de pacotille et d’un lustre trompe-l’œil et qui sont devenus les nouvelles ‘cathédrales’ de la classe bourgeoise peu cultivée), les salons bourgeois (ou le petit écran est devenu le nouvel ‘autel’ oratoire des familles agglutinées tout autour durant un nombre incroyablement grand d’heures gaspillées de la vie familiale normale).

Tout se passe donc comme si nous avions affaire à une nouvelle religion, à une religion dont le salut est devenu l’Utopie matérielle, dont le catéchisme est devenu la réussite personnelle… Les humains sont assujettis à un dopage médiatique systématique, impitoyable. On est littéralement écrasé par les nouveaux ‘héros’ ou ‘demiurges’ du stade, par les ‘prêtres’ de la scène des théâtres et des plateaux de tournage des films bon marché ou gaspilleurs d’énormes sommes d’argent, par les ‘diacres’ de la réussite de toute sorte qui pullule…

Le but ultime de ce monde dévoyé est devenu sans doute la consommation. Tout consommer, et plus encore, dans un cycle sans fin. Voilà la nouvelle finalité de toute l’existence humaine. Ceci débouche dans la démesure. Notre culture devient une culture narcissique. On s’imagine plus grand que soi, égal même à Dieu. Nous avons les moyens de vivre la démesure, qui est mesurée par l’argent. Notre société devient creuse de valeurs.

Dans ce contexte, que devient le rite? Que devient la tradition? Comment peut-on parler de l’identité humaine? À quoi ressemblera le futur basé sur un tel socle?

Cette question demeure ouverte. Y a-t-il une réponse? C’est à chacun et à chacune de la trouver. Ouvrons donc largement les portes de l’analyse et de la solidarité humaine. Demeurons unis dans cette confrontation avec le mal de notre temps. Faisons le bien, alors la récompense sera grande pour nous tous. Laissons toute la place au jugement sain. Faisons aussi place à la conscience de la transcendance.

‘Nous vivons dans une société où tout se joue sur le seul plan des êtres humains. Je crois qu’il y a une transcendance chez l’être humain. Il y a quelque chose qui le dépasse lorsque la conscience l’interpelle. Nous entendons en nous cette question: est-ce correct ce que je fais? Cette question est ce qu’il y a de meilleur chez l’homme. À la veille de mourir le philosophe Jean-Paul Sartre disait qu’il avait passé à côté de quelque chose dans sa vie. « Je suis passé à côté de la transcendance », a-t-il confié dans une entrevue. Les sociétés sans transcendance sont vite enfermées dans des problèmes sans issus. La transcendance est une ouverture radicale qui nous place face à quelque chose de plus grand que soi….’

‘Les gens posent aujourd’hui une question intéressante: est-ce qu’il y a encore quelque chose de sacré dans notre société?… Les gens constatent que Dieu n’a pas été remplacé depuis qu’il a été mis de côté. Pour les chrétiens, Dieu est celui qui a poussé le plus loin le souci de la dignité de l’être humain. Dieu pose une seule question à Caïn: « Qu’as-tu fait de ton frère? » C’est l’être humain qui est sacré. Jésus a consacré sa vie à cela. ’
(Jacques Grand’Maison, Quand le jugement fout le camp).

Si l’on croit en Dieu, on croit aussi en l’homme, on ouvre aussi son cœur à toute rencontre, à tout projet. Nul chantier de réalisations humaines n’est possible sans la foi. Prions Dieu de nous donner la foi de nos aïeux, la foi qui ne questionne point, la foi sans conditions ancrée dans l’amour. Et gardons avec opiniâtreté nos traditions et les rites qui fondent notre identité.

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