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Tradition et actualité

Quand la propre individualité des personnes ou des groupes, aussi bien que l’actualité du temps présent, entrent en jeu en relation avec la tradition, alors cela peut engendrer des sentiments ambivalents ou même de refus, mais cela met toujours et partout en danger l’identité des personnes et des groupes.

De ce fait, les modes de présence de la tradition mettent en évidence le poids spécifique déterminant de l’histoire, de la foi religieuse et de la culture première concernant les modèles sociaux et religieux. Mais elles éclairent aussi l’opposition entre groupes sociaux et religieux porteurs de systèmes de valeurs et de mémoires propres.

Ce qui est retenu par la tradition, la culture, la foi religieuse, les rites, la nation, la sagesse, le folklore, la coutume, et dans la langue du peuple, acquiert toujours et partout une autorité anonyme. L’être humain est défini dans son identité ontique par le fait en soi que cette autorité des choses transmises a toujours toute puissance sur toute action et sur tout comportement humain. Les choses de la tradition s’imposent sans avoir été fondées préalablement en raison.

La tradition existe toujours à côté des arguments de la rationalité, en conservant un droit qui lui est propre et qui influence toujours et partout organiquement notre comportement ainsi que toutes nos institutions humaines. Naguère, l’éthique humaine tenait nécessairement compte du caractère indispensable de la tradition pour fonder le passage de l’éthique à la politique. Par ceci nous comprenons l’art de bien légiférer.

Mais, la tradition apparaît aussi comme l’opposé absolu et abstrait de la libre disposition de soi, car sa validité n’a pas besoin de nous donner ses raisons. Elle nous détermine seulement, et cela advient spontanément, toujours et partout. La tradition porte en elle un élément relevant autant de la liberté que de l’histoire. Elle a un besoin propre qu’on lui adhère, qu’on la saisisse, cela en acceptant de la faire la nôtre et qu’on la cultive avec un amoureux soin.

Elle est conservation par excellence. Pour appréhender le contenu du concept « tradition » il est nécessaire toujours d’accorder aux temps passés une valeur propre à eux. Il est convenable ainsi de faire ressusciter dans la conscience historique l’aube des temps, de percevoir la voix du peuple dans ses chants, dans ses contes et légendes, s’imprégner de ses coutumes anciennes, scruter les profondeurs insondables de la psyché humaine, découvrir dans sa langue et dans ses productions littéraires, sa vision propre du monde, étudier ainsi ses valeurs, sa religiosité et sa sagesse, son folklore, lire et interpréter les poètes qui se rattachent au peuple et aux époques révolues.

De ce fait, dans toute relation avec le passé, nous sommes donc nécessairement, toujours et partout, dans la tradition. Elle devient à nous et notre jugement s’en accommodera spontanément. Dans mon sujet de mémoire, la tradition m’adresse de premier abord la parole. Il n’y a pas, et il ne peut pas y avoir d’opposition entre tradition et histoire. L’action de la tradition et celle de la recherche historique est une action unique; c’est dans la tradition seulement à trouver toujours le facteur constitutif de toute attitude historique à prendre. L’expérience montre qu’une tradition historique ‘gauchie’ ou évanescente par l’élimination de pans significatifs de l’histoire conduit par voie de conséquence à l’adoption d’attitudes politiques incongrues par rapport à la vérité de l’être de groupements et de nations dont on méconnaît l’être vrai.

Ainsi, la tradition représente pour le temps présent l’antériorité du rapport historique à la vie, et il est nécessaire de jeter un pont du passé au présent, mais cela toujours par l’investigation inéluctable de la tradition. Prendre part à l’essence même de la tradition, signifie le devoir de nous remplir la conscience historique des voix où résonne nécessairement et toujours tout l’écho du passé que nous interrogeons.

Toute recherche historique n’est pas seulement recherche, mais aussi transmission de tradition. C’est le présent qui motive toute recherche portant sur la tradition. Celle-ci est toujours comme perméable à tout ce qui se transmet en elle. Et toute réponse à la voix de la tradition est toujours et partout une parole qui maintient dans le vrai.

Tout ce qui est consacré par la tradition et par la coutume possède une autorité devenue anonyme et notre être historique est complètement déterminé par le fait que cette autorité des choses transmises a toujours puissance sur notre action et sur notre comportement humain.

Dans ce sens, il apparaît clairement que la monarchie, qui depuis l’aube des temps s’est inscrite harmonieusement dans la tradition du peuple roumain, a été, est et sera à jamais présente dans la psyché roumaine en dépit des déterminismes extérieurs qui ont causé l’effondrement identitaire récupérable néanmoins par le travail de récupération identitaire qui est en cours aujourd’hui.

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