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Venez, découvrez le miracle !

Dans le monde d’angoisse et de peur dans lequel nous évoluons, cela tient du miracle de vous retrouver soudainement, dans un lieu sorti de nulle part on dirait, ou le temps est suspendu et, avec lui, suspendues demeurent aussi toutes les craintes qui collent à nous à chaque instant, et en tout recoin.

Et, puisque nous sommes au mois d’août (c’est un peu l’été encore), quand nous nous acheminons vers la fête de la Dormition de la Mère de Dieu, le nom même de ce monastère – de la Protection de la Mère de Dieu – nous apparait comme un guide voué à conduire nos pas vers son site.

Ces jours-ci j’ai vu une émission à la télévision sur le canal D (Docu-D). Partant de l’Arche de l’Alliance supposée avoir été en Éthiopie entre les 8ème et le 4ème siècle av. Jésus-Christ, on passe de nos jours à la recherche faite par des physiciens dotés d’appareils ultrasophistiqués, de la plus infiniment petite particule dite la Particule de Dieu ou le boson de Higgs dont la découverte mène à la prémisse de la description de l’Univers par une théorie unifiée conformément à laquelle l’électricité, le magnétisme, la lumière et la radioactivité seraient toutes la manifestation d’une et unique force dans l’univers. Afin de vérifier mathématiquement l’unification il faut partir du principe que les particules porteuses de force n’ont point de masse. Or, les chercheurs font l’affirmation que toute particule de ce type a une masse. Higgs – et d’autres – ont proposé la solution de l’énigme. Ils affirment que immédiatement après le moment du Big-bang même pas une particule n’avait pas de masse. C’est lorsque l’univers s’est refroidi, qu’un champ invisible de forces (le champ de Higgs) s’est formé de manière synchrone avec la particule associée à lui, le boson de Higgs. Le champ est présent dans le cosmos entier et par l’intermédiaire de ce boson toute particule interagissant avec lui acquiert une masse. La masse du boson de Higgs n’était pas connue. Les physiciens européens ont exploré l’existence de cette entité dans l’installation appelée le grand collisionneur d’hadrons. Cette installation ayant des appareils extrêmement couteux (on nous montre parmi d’autres le tube de l’une des installations longue de 25 km) auquel travaillent des dizaines de savants qui dédient leurs vies à ces recherches. Certains d’entre eux croient que la découverte de la masse du boson de Higgs mènera vers l’unification de la connaissance de l’univers. Mais d’autres croient que, même en présence de la réussite, celle-ci ne saurait pas encore expliquer ce qui demeure incognoscible et incompressible.

C’est pourquoi, certains d’entre eux tentent â trouver d’explication plutôt à ce qui n’est point Dieu, plutôt qu’à ce qu’Il est. Cette méthode est une autre forme de connaissance par la négation, voire la négation de l’entièreté de la connaissance. « La connaissance que Dieu ne peut nullement être connu représente une connaissance en soi », affirme le père Radu Roscanu dans son livre portant le titre « Dieu, cet inconnu ».

Mais, en laissant de côté le caractère de sainteté, mystique, de ce lieu, je m’empresse de vous dire que « ce lieu », ma destination, soit l’aire de la planète Terre ou est incarné ce monastère, est mirifique. Non pas parce que je suis poète, ou bien peut-être à cause de çà justement, les ailes frêles du petit papillon qui gît dans notre poitrine, oui, les valves mêmes du cœur commencèrent à sonner le tocsin, dès que j’ai posé mon pied sur ce sol. Chemin faisant, vous roulez en voiture et, soudainement, vous faites un virage à droite, vous entrez dans la forêt et – arrêt ! – vous vous trouvez dans une oasis de contes de fées.

Et là, dans ma mémoire surgit la Sainte Vendredi (en roumain – Sfânta Vineri). Ici je ne la voyais pas assise devant quelques chaumières en bois telles qu’on les aperçoit à la montagne, – toutes entourées de dizaines de fleures multicolores parmi lesquelles des lys roux impériaux frappés de grains d’onyx, portant un regard d’une impériale majesté aux fleurs d’alentour – et ayant la forêt à l’arrière de tout cela dressée comme une muraille de protection, de défense dirai-je, contre tout esprit mauvais.

Ici, dans cette clairière, je la vois assise devant une église en bois, menue mais combien pleine de fidèles, avec des tapis persans parterre, avec cinq prêtres autour de l’autel parmi lesquels un évêque, Monseigneur Jean Cassien de Vicina. La Liturgie est célébrée en deux langues : le français et le roumain. En face de l’église, une autre bâtisse en bois, la maison paroissiale du monastère, déverrouillée, on entre dedans comme on entre chez soi, elle est ouverte pour tout visiteur. Elle a un long couloir, la cuisine sur votre droite, la chambre principale (le réfectoire) à votre gauche (pourvue d’une longue table pour deux douzaines de convives et plus) et, au fond, le salon avec sa grande bibliothèque (qui continue aussi dans les autres chambres), des fauteuils, un canapé et un tapis persan portant un modèle Boukhara (le Frère Élie m’explique le modèle, avec ses formes octogonales multiples qui symbolisent la marche pesante de l’éléphant soit l’empreinte des talons de ses lourdauds pieds. Un modèle qui vient de l’Orient.

Une annexe bâtie en prolongement de la maison paroissiale, en bois également, – tout ici est en bois du foret, – abrite les chambres des moines et des chambres pour les hôtes sacerdotes du monastère qui se situent sur les deux cotés d’un long et lumineux couloir. Des hôtes surtout, car des moines il y en a seulement trois, y compris le starets. Mais, Monseigneur l’évêque habite aussi au monastère. Il y en a encore une maison d’hôtes ou, durant les fins de semaine, peuvent vivre en recueillement et participer aux saints offices, une ou deux familles.

Le starets, le père higoumène Cyrille (Bradette) a été professeur et a une maîtrise ès arts en éducation à UQÀM, avec un mémoire portant sur l’explication (exégétique) des icônes représentant les fêtes majeures de l’année liturgique (ces icônes étant disposés sur l’iconostase selon la tradition byzantine, au-dessus les portes royales de l’iconostase devant l’autel. Il est aussi l’auteur du livre « De l’image à la ressemblance » (Les icônes des 12 fêtes majeures expliquées de manière exégétique).

En l’an 2003 le Très révérend Cyrille a été investi par Son excellence l’archevêque Nicolas de l’Église orthodoxe roumaine de l’Amérique se trouvant sous l’obédience du Patriarcat roumain, de fonder un monastère au Québec. Ainsi, il fonde en 2004 la Communauté monastique de la Protection de la Mère de Dieu, laquelle est le premier monastère de moines orthodoxes de langue et de culture française au Québec, à Wentworth, au nord de la bourgade Lachute. L’investissement pour l’érection de ce monastère avec ses annexes provient de l’oblation financière de son fondateur, qui a investi ici toues ses économies et même sa maison personnelle. À ce monastère, ou la liturgie est suivie d’une agape, on ne fait pas de cueillette d’offrandes, ni pour le repas. Le Père Cyrille dit qu’il ne fait pas du négoce avec l’Évangile. La propreté parfaite impressionne et j’arrive à savoir que tout cela est l’œuvre des bénévoles. Beaucoup ont aidé aussi à l’érection de ces constructions.

Je me trouve ici par les soins du Père Radu Roscanu et de son épouse, la presbytera Stela, qui m’ont invité afin de connaître ces lieux et ces gens merveilleux auxquels je dois le bien-être et l’élévation de mon cœur vers le Créateur de toutes choses.

J’ai un seul regret, celui que – étant si remplie de monde (il y en avait des français, des libanais, des bulgares, des ukrainiens et beaucoup de roumains), je n’ai pas trouvé mon heure mystérieuse pour parler à Dieu. Je ne suis pas une croyante pratiquante, je fréquente plutôt rarement l’église, certains disent que je sois carrément une non-croyante, (mais j’ai vu toutes les églises et autres saints lieux partout au monde ou je suis passé). Et quand je m’en vais, je languis d’être seule avec Dieu, avoir la quiétude, me chercher et me retrouver moi-même. J’ai rencontré souvent Dieu sur les cimes des montagnes, là ou la grandeur de Sa création vous écrase, vous met à genoux. Je vénère en silence Celui qui ne peut être connu autrement que par la non-connaissance. J’accepte les mystères bien que je sois programmée en termes de logique et de connaissance scientifique, C’est avec cette conclusion que je suis revenue chez moi dans les heures du crépuscule, dans une symbiose parfaite avec mon for extérieur, de même que l’atome l’est par rapport à l’univers.

Allez-y vous-aussi, découvrez-la vous-aussi, avec vos yeux, avec votre cœur.

Livia Nemteanu

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